Déjouer les mécanismes de domination

Domination : comment nous attirons l’attention de l’autre ?

Dans son ouvrage « La prophétie des Andes » en 1993, James Redfield nous explique à travers la quête du héros les mécanismes de domination des uns envers les autres. Ces mécanismes nous permettent d’attirer l’attention de l’autre, de prendre l’énergie de l’autre. Bien souvent nous avons un mécanisme de prédilection, celui qui était efficace avec nos parents quand nous étions petits.

Déjouer les mécanismes de domination c’est d’abord agir sur soi. Observez et prenez conscience de vos propres mécanismes pour mieux vous en libérer.

Dans un second temps, observez les mécanismes de votre entourage pour y réagir de façon appropriée.

James Redfield parle de quatre manières de dominer l’autre, 2 actives et 2 passives.

L’intimidateur

L’intimidateur fait peur. Il maintient sous pression son entourage par la crainte – remarques désagréables, embarrassantes, colères, crises de fureur-. Il parle fort et souvent, ne laisse que peu de place aux autres. Il est plutôt autoritaire et en cas de résistance peut devenir violent. Face à ce genre de situation, ne répondez pas à l’autorité ou à la pression exercée sur vous. Restez calme. Montrez que cette attitude n’est pas adaptée en le formulant simplement, avec votre personnalité. L’intimidateur s’adresse souvent au plaintif.

L’interrogateur

L’interrogateur vous questionne. Il cherche vos points faibles. Une fois qu’il les a trouvés, il tentera de vous déstabiliser, critiquer vos erreurs, souligner vos faiblesses. Il vous dévalorise et vous rabaisse en permanence. Il met en avant son intelligence, son sens de la répartie, son esprit critique. Dans ce contexte, plus vous cherchez à vous justifier, plus vous lui donnez de l’énergie.  L’indifférence est une solution efficace.

L’indifférent

« Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis ».  L’indifférent joue sur la peur de l’abandon et du rejet. Il se désintéresse, manque de disponibilité, refuse la coopération. Il peut être dissimulateur. Ce comportement s’explique du fait qu’il intériorise ses peurs, ses angoisses et ses doutes. Face aux conflits, il va se détacher, fuir la situation. Le dialogue deviendra à ce moment impossible.Vous aurez beau faire, cette personne agira en toute circonstance dans ce sens car l’indifférence n’est pas liée à ce que vous faites ou dites, ni à ce que vous êtes. Une solution efficace consiste à TOTALEMENT lâcher prise et ne pas « courir » après cette personne.

Le plaintif (la victime)

Le plaintif se plaint. Il lui arrive toujours des problèmes. Il manque d’amour, d’amis, d’argent, ….Il demande qu’on l’écoute pendant des heures et qu’on le console. Il est passif et épuise votre énergie par son manque d’action ou de réactivité. Le mieux que vous puissiez faire, c’est d’écouter et de consoler votre interlocuteur jusqu’au moment où cela commence à vous peser/ fatiguer. Ensuite mettez poliment fin à cette discussion.

Article rédigé par Anne Lebourgeois